Le Plan “Sotiria”

149 visages et 1...
... celui du spectateur
Chacun de nous, une histoire différente avec le regard tourné vers l’extérieur. Une masse de visages uniformément semblables, un nombre de personnes enfermées – vers l’extérieur.
Entassés l’un sur l’autre, de très nombreux visages dans une fenêtre, de façon à ce que le visiteur se rende compte de l’accumulation de malades ainsi que de l’image que les personnes à l’extérieur ont des personnes à l’intérieur. En outre, il y avait la possibilité pour le visiteur de pénétrer à l’intérieur de l’hôpital, de placer son visage dans l’interstice entre les visages et de se sentir, ne serait-ce que pour un instant, faire partie de la masse. A l’extérieur de la chambre, il y avait des objets et des sacs entassés, des objets qui se trouvaient déjà à l’hôpital, afin, d’une part, de rendre l’endroit plus réaliste et de l’autre, de donner au visiteur, la sensation de confinement et d’accumulation.
Lorsque l’on étudie l’histoire du sanatorium et des tuberculeux, l’on rencontre une réalité extrêmement tragique et en même temps touchante.
Dans le sanatorium, de nombreuses personnes étaient entassées, dans des conditions misérables, vu que leur nombre dépassait de loin la capacité de l’hôpital.
En fait, chacun d’eux entrait, avec des espoirs quasi inexistants, comme un nouveau candidat à la mort.
Evidemment, de l’intérieur, les choses étaient entièrement différentes pour chacun. Car chaque personne portait en soi une histoire personnelle différente. Malgré cela, pour tous, c’était un endroit de souffrance et de malheur. C’est pour cette raison que les malades eux-mêmes décrivent le Sotiria comme un “endroit de la mort”, “l’entrée des morts”, “l’enfer des vivants”.
L’histoire du Sotiria, jusqu’à nos jours, provoque des sentiments intenses.
















